Tout sur la crise crâno-narcotique
Les lotions capillaires pour chauves pilonnées par le magazine « 60 millions de consommateurs » lors d'une expérience à Bougival… Les dernières découvertes scientifiques ont prouvé que l’application de lotions capillaires sur le cuir chevelu provoque des troubles du système nerveux… La formule topique de haute technologie des lotions pénètre en profondeur le cuir chevelu et les produits actifs viennent se déposer sélectivement dans le follicule pileux. Mais elle sécrète également des hormones nocives pour le bulbe pileux, qui pénètrent dans la boîte crânienne et viennent se dissoudre dans la graisse des neurones, entraînant un ralentissement dans la transmission des signaux du système nerveux central, perturbant ainsi son fonctionnement, déclenchant ce qu'on appelle une crâno-narcose. Il n’existe pas de crise brutale, les signes apparaissent et s’aggravent quelques minutes à peine après l’application de la lotion sur le cuir chevelu. Loin de stimuler la croissance des cheveux, ces lotions accélèrent la chute de la pilosité crânienne, surtout chez les sujets génétiquement prédisposés à la calvitie, les contraignant au port d’une perruque super méga ridicule que même Sœur Térésa moquerait grave. Mise en évidence de la crise crâno-narcotique Ce que le sujet ressent Des troubles de l’attention et du raisonnement : le sujet a du mal à se concentrer, et se parle à lui-même sous forme d’un dialogue intérieur obsessionnel « est-ce que ce sont mes vrais cheveux, tiens j’ai des cheveux maintenant, est-ce qu’ils ont vu que j’avais des cheveux, elle est pas trop naze ma perruque, tiens j’ai une perruque, est-ce qu’ils ont vu que c’était une perruque ? ». Des troubles de la perception : la vision et l’audition sont modifiées. Barbie Morpion lui semble ressembler à une star, et le pervers Doc Lickpussy ressemble à un jeune éphèbe grec aux abdominaux bétonnés. Une perte des repères spatio-temporels posant des problèmes d’orientation et d’appréciation du temps. Le sujet se dirige vers la cuisine du 8 rue Jomard alors qu’il pense se rendre aux chiottes… La situation est assez gênante. Ce que les invités perçoivent Le non respect des consignes : si les invités montrent au sujet que les chiottes sont « par ici » et le sujet va « par là » dans la cuisine, c’est la manifestation d’une crâno-narcose aiguë. Une attitude incohérente : le sujet hurle de rire à la moindre vanne lourdingue du Dr Lickpussy en criant au génie, il rigole aussi beaucoup en regardant sa cuillère. Un comportement inquiétant : le sujet a le regard dans le vague, se recroqueville en adoptant les comportements des primates de Papouasie, il fait une confusion entre le coke et le coca light, il est d’une grande maladresse dans les opérations de mastication buccale… Conduite à tenir Face à un sujet crâno-narcosé, il faut intervenir vite car il risque de se noyer dans son coca light en pouffant chaque fois que le Dr Lickpussy dit « pipi-caca ». Enlevez délicatement la cuillère de la main du sujet, nettoyez son crâne à l’eau de javel pour enlever toute trace de lotion, réajustez sa perruque et mettez fin à la soirée. Attention : le sujet peut ne pas avoir conscience d’être crâno-narcosé et donc ne pas vouloir lâcher sa cuillère « mais non, je te dis que je suis pas bourré ». Pensez à assurer votre propre sécurité par une prise adaptée. Une crâno-narcose est un signe de fin de soirée. Surveillez le sujet jusqu’à récupération complète de ses facultés. Très souvent, le sujet ne se souvient plus de rien.
Une expérience scientifique contrôlée, en double aveugle avec placebo, a été effectuée par une équipe médicale à la pression atmosphérique de Bougival sur un sujet d’âge moyen le samedi 4 mars 2006. Le sujet a appliqué la lotion localement sur son crâne en massant quelques minutes. La 1ère photo montre le sujet quelques secondes avant l’application de la 1ère couche de lotion. Une perruque noire masque la calvitie du sujet.
Des troubles de la mémoire immédiate : merde elle est où ma cuillère ? Concrètement le sujet fait une fixette obsessionnelle en cherchant sa cuillère tout le temps. Il n’arrive plus à utiliser une cuillère ni à savoir à quoi çà sert.
La non réponse ou une réponse tardive ou inadaptée aux signes : signe « montre-moi ta cuillère », elle est où ta cuillère, mange avec ta cuillère, signe OK.