Incroyable ! Un pénis de lapin

Publié le par Djé Pat

On pourrait croire cette nouvelle issue d'un roman de science-fiction, pourtant il s'agit de travaux de recherche tout à fait sérieux. Des chercheurs américains espèrent cultiver à grande échelle un pénis en laboratoire et le greffer sur les hommes qui souhaitent améliorer leurs capacités érectiles.

Un pénis cultivé en laboratoire !!

Les premiers espoirs datent de septembre 2002, lorsque l'équipe du Pr. Cock annonce les premières réussites de greffe de pénis sur des lapins, puis sur Mr D, un français habitant Bougival souffrant d'un phimosis (*) congénital ayant entraîné une atrophie totale de son pénis. Le principe est d'ajouter un morceau supplémentaire du même organe, une sorte d'autogreffe…

* Phimosis : chez le nourrisson, la muqueuse du prépuce est souvent accolée au gland : ce sont les "adhérences préputiales". Il s'agit d'une situation banale qui le plus souvent se règle facilement par le décalottage progressif lors des bains. Parfois l'anneau du prépuce (sa partie terminale) peut être resserré et ne permet plus ou difficilement de découvrir le gland : c'est le phimosis. Les situations pathologiques à l'origine de ce phimosis sont en général une infection locale appelée balanite (infection de la peau du gland et de la muqueuse du prépuce - partie de la peau du prépuce qui est directement au contact du gland) que l'on peut voir lorsque l'hygiène locale est insuffisante entraînant une atrophie partielle ou totale (dans le cas de Mr D.) du pénis.

Les scientifiques ont prélevé des cellules issues des tissus érectiles et musculaires de pénis de lapins, puis les ont mises en culture pour obtenir au bout de quelques jours du tissu érectile. Ils ont alors remplacé le tissu pénien "normal" de Mr D. par cette partie synthétique. Et il n'y a eu aucun rejet chez Mr D.

 

 

 

Les chercheurs l’ont même mis en présence de femelles, pour vérifier ses capacités sexuelles. Tout était normal : Mr D. pouvait avoir des érections, des copulations et des éjaculations sans problème avec des lapines. Seules restrictions pour Mr D. : une sensibilité différente avec le tissu greffé, l’apparition de petits cris de rongeurs au moment du coït et la prolifération de morpions suite aux rapports avec les lapines.

Une greffe de pénis sensitif !!

Quelques mois plus tard, la même équipe réussit à franchir une nouvelle étape : régénérer du tissu pénien de Mr D. en y incorporant des cellules nerveuses ! Ces dernières sont responsables de nombreuses fonctions, dont les sensations, entraînant la production de râles lors de l’accouplement. Les premiers travaux de l'équipe avaient permis de greffer des tissus musculaires et de cellules endothéliales, le long de nerfs intacts.

Le secret de la régénération nerveuse réside dans la constitution de petits tunnels de collagène, une protéine naturelle du tissu connectif. Les chercheurs ont testé leur technique avec succès sur 90 rats avec un degré de régénération nerveuse avec les greffes de collagène équivalent à celui des nerfs intacts et celui de greffes nerveuses. Cette technique appliquée à Mr D. a permis d'augmenter légèrement la circonférence de son pénis, pour atteindre la taille de celui d’un gros lapin de garenne. Seule restriction, le développement d’une pilosité grise abondante sur l’abdomen, le postérieur et l’intérieur du conduit auditif de Mr D. ainsi qu’une libido proche de ces rongeurs, caractérisée par une fréquence importante et une durée très courte de rapports avec les lapines mais aussi les rats.

"Nous avons pu réparer partiellement le pénis de Mr D., mais pour compléter cette réparation, compte tenu  du diagnostic initial, nous aurions besoin de beaucoup plus de collagène, et nous devons aussi nous assurer que tous les composants sont présents, y compris les nerfs. Cette recherche nous fait franchir une nouvelle étape" déclare le Pr. Cock, responsable de l'étude. Malgré cela, il est vraisemblable qu'une dizaine d'années seront encore nécessaire avant de pouvoir procéder à une nouvelle greffe de pénis pour permettre à Mr D. d’avoir des rapports aussi avec des êtres humains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans prostate

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M
Le pauvre! Déjà qu'il ne lui reste qu'une couille...
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P
pour les pipes,il y a pas risque d'étouffement. !!!!
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